Les Frères Inconnus de Memphis
Sous les auspices de la Grande Loge Suisse "Alpina"

Table des Matières
Rite Ancien et Primitif de Memphis et Misraïm
Origine du Rite de Misraîm ou Egyptien
(jusqu’à l’unification avec le Rite Oriental de Memphis en 1881)
Origines du Rite de Memphis ou Oriental
(Jusqu’à l’unification avec le Rite de Misraïm en 1881)
Culte de Mithra
Giuseppe Garibaldi
Gnose
Gnosticisme

Droits de licence "Wikipedia" https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr

Rite Ancien et Primitif de Memphis et Misraïm
Rite Primitif des Philadelphes (Narbonne 1779)
Rite de Misraïm (Venise 1788)
Rite de Memphis (Montauban 1815)
Rites Unis de Memphis et Misraïm (1881)
Le Rite Ancien et Primitif de Memphis et Misraïm est basé sur un double système maçonnique – illuministe qui renferme en lui-même un grand système initiatique occidental. Il part de la base elle-même, la Maçonnerie « bleue », pour atteindre les cimes rosicruciennes de la Gnose, y compris les systèmes hermétiques, philosophiques et ésotériques des anciens Hiérophantes égyptiens et des prêtres de Mithra.
De par sa référence à Misraïm (ce mot dérive de « mizr » qui dans l’ancienne langue hébraïque faisait allusion à l’Egypte) est appelé aussi Rite Egyptien, ce qui génère une confusion avec le Rite Egyptien – ou Maçonnerie Egyptienne de Cagliostro qui, bien que très similaire dans l’étude des pratiques mystiques et théurgiques, est profondément différent.
Les deux Rites unis, de Memphis et de Misraïm, forment un authentique Ordre et non pas un simple Rite, dans le sens que l’on attribue généralement à ce mot. Il fut créé dans le but de rassembler en un organisme unique, mettant en commun dans ses degrés toute la sagesse, la connaissance et le désir de croissance intérieure des initiés qui étaient épars dans les innombrables Corps Rituels Maçonniques et dans les Ordres illuministiques et Chevaleresques qui œuvraient au début du 18ème siècle.
Le Rite Ancien et Primitif de Memphis et Misraïm endossa la caractéristique d’un Ordre Universel dont la mission, rétablie dans le temps, fut d’assumer la direction suprême de tous les Ordres et Rites à caractère initiatique véritable et traditionnel, en réunissant dans une collaboration fraternelle, sous un seul corps, les Maçonneries et les Ordres Illuministiques du monde entier. Il s’est constitué ainsi une prodigieuse synthèse des écoles orientales et occidentales.
A partir de 1881, par la volonté du Souverain Grand Maître, le Frère Giuseppe Garibaldi, la fusion des deux Rites de Memphis et de Misraïm s’est effectuée dans un climat d’intime et harmonieuse intégration. Voici une très brève description de chacun de ces deux Rites.

Origine du Rite de Misraîm ou Egyptien
(jusqu’à l’unification avec le Rite Oriental de Memphis en 1881)
Plusieurs historiens sont d’accord sur ses origines, sur sa diffusion à Venise et dans l’Italie du Sud. Tory précise : «… en 1815 il était très répandu à Venise et dans les îles Ioniennes avant même la révolution française de 1789. On trouvait beaucoup de Chapitres dans les Abbruzzes et dans les Pouilles ». Levesque en 1821 dit que : «… depuis cinq ou six ans ce Rite s’est établi à Paris, provenant du Sud et il jouit d’une certaine considération dans les îles Ioniennes et sur les bords de l’Adriatique. Il est né en Egypte ». Malgré une certaine incertitude concernant les débuts, il est possible d’affirmer que le Rite de Misraïm naquit à Naples et que lorsque la Maçonnerie abandonna son contenu ésotérique pour s’ouvrir au courant révolutionnaire, plusieurs Frères émigrèrent de Naples vers l’Adriatique en emmenant avec eux leurs connaissances.
Selon les affirmations de Gastone Ventura, ce fut le « Filalete » Abraham qui en 1801 reforma à Venise la Loge du Rite de Misraïm mise en sommeil après l’occupation autrichienne ; cette Loge aurait existé depuis 1796. Le Frère Abraham ne serait autre que le Baron Tassoni de Modene. Selon d’autres auteurs, comme Robert Ambelain et Robert Cools, c’est Cagliostro qui apporta le Rite de Misraïm à Venise. Les historiens proposent deux versions sur la naissance de ce Rite. L’étude attentive de ces dernières laisse apparaître qu’en y apportant de petites corrections, ces deux hypothèses peuvent être considérées comme exactes..


Origines du Rite de Memphis ou Oriental
(Jusqu’à l’unification avec le Rite de Misraïm en 1881)

Homme, tu as deux oreilles pour entendre le même son,
Deux yeux pour percevoir le même objet,
Deux mains pour exécuter le même acte.

De même, la Science Maçonnique,
Science par excellence, est ésotérique et exotérique.

L’ésotérisme constitue la pensée, l’exotérisme l’acte.
L’exotérisme s’apprend, s’enseigne, se donne ;
L’ésotérisme ne s’apprend pas, ne s’enseigne pas, ne se donne pas,
Il vient d’en haut.

Culte de Mithra
Le mithraïsme – parfois mithriacisme ou mithracisme – ou culte de Mithra est un culte à mystères qui est apparu probablement pendant le ii e siècle av. J.-C. dans la partie orientale de la Méditerranée, d'où il s'est diffusé pendant les siècles suivants dans tout l'Empire romain. Il a atteint son apogée durant les iii e et iv e  siècles, époque pendant laquelle il devint un concurrent important du christianisme. Le culte de Mithra eut une implantation particulière auprès des soldats romains. Comme toutes les religions païennes, il fut déclaré illégal en 391.
Mithra est une divinité indo-iranien dont on peut faire remonter l'origine au second millénaire av. J.-C. Son nom est mentionné pour la première fois dans un traité entre les Hittites et les Mitanniens, signé vers 1400 av. J.-C. En Inde, Mithra figurait dans les hymnes védiques comme dieu de la lumière, associé à Varuna. Dans l'Avesta iranien c'est un dieu bénéfique, collaborateur d'Ahura Mazda, il reçoit aussi le surnom de « juge des âmes ». Il est possible que son culte soit arrivé dans l'Empire romain depuis l'Iran grâce à la diffusion du zoroastrisme qui en serait une forme d'hérésie.
Les informations, plutôt fragmentaires, qui existent sur le culte de Mithra concernent sa pratique pendant le Bas Empire romain. C'était un culte à mystères, de type initiatique, basé sur la transmission orale et un rituel d'initié à initié et non sur des écritures sacrées. C'est pourquoi la documentation écrite concernant le culte de Mithra est pratiquement inexistante. L'étude de cette religion est principalement basée sur l'iconographie qui décorait les mithræa.

Giuseppe Garibaldi
Giuseppe Garibaldi, né à Nice, le 4 juillet 1807 et mort à Caprera (royaume d’Italie), le 2 juin 1882, est un général et un homme politique italien. Il est considéré comme un personnage fondamental du risorgimento italien pour avoir personnellement conduit et combattu dans un grand nombre de campagnes militaires qui ont permis la constitution de l’Italie unifiée. Il est surnommé le Héros des Deux Mondes en raison des entreprises militaires qu’il a réalisées aussi bien en Amérique du Sud qu’en Europe.
Au cours de son existence, Garibaldi tente, chaque fois qu’il en l’occasion de libérer Rome du pouvoir temporel, en chassant si possible le pape. Il est un féroce anticlérical : « Si naissait une société du démon qui combatte les despotes et les prêtres, je m’engagerais dans ses rangs ». La haine envers le pape, le clergé et particulièrement contre Pie IX est illustré par le nom que Garibaldi donne à son âne Pionono et par le fait qu’il parle du pontife en utilisant l’expression « un mètre cube de fumier ».
Garibaldi fut initié à la Franc-Maçonnerie en 1844 dans la Loge Asilo de la Vertud, de Montevideo, Uruguay. En 1861, le Grand Orient italien de Turin lui décerna le titre honorifique de « Premier Franc-Maçon d’Italie ». Titulaire du 33ème degré du Rite écossais ancien et accepté, il joua également un rôle important dans l’unification des Rites Maçonniques égyptiens en 1881.

Gnose
La gnose est une philosophie ou une science du salut fondée sur une connaissance de soi ou sur une révélation intérieure. Pour le gnostique « connaissance de soi est connaissance de Dieu ».
La Gnose se fonde sur l'idée que la libération de l'âme du monde matériel passe par la connaissance (ou l'expérience) directe de la divinité. Ainsi, pour l'historien des religions, on peut appeler gnose « toute attitude religieuse fondée sur la théorie ou sur l'expérience de l'obtention du salut par la Connaissance ». Cette idée, qui a notamment donné son nom au gnosticisme, se retrouve dans plusieurs traditions religieuses.
Il convient toutefois de distinguer la gnose dite éternelle ou philosophique de la gnose – du gnosticisme – dit historique des sectes chrétiennes philosophiques et religieuses des i er et ii e siècles de notre ère, qualifiées par l'Église catholique romaine d'hérétiques . Ces dernières prétendaient tout autant que leur concurrente faire référence à un christianisme authentique. Cependant on les accusait de relever davantage de croyances mythologiques et des pratiques magiques dans un système religieux donné que d'un effort d'intériorisation spirituel.

Gnosticisme
Le gnosticisme est un mouvement religieux regroupant des doctrines variées du bassin méditerranéen et du Moyen-Orient, apparues au i er siècle, qui se caractérisent généralement par la croyance que les hommes sont des âmes divines emprisonnées dans un monde matériel créé par un dieu mauvais ou imparfait appelé le démiurge.
Le démiurge peut être considéré comme une incarnation du mal, ou comme un dieu bon mais imparfait. Il existe aux côtés d'un autre être suprême plus éloigné et dont la connaissance est difficile, qui incarne le bien. Afin de se libérer du monde matériel inférieur, l'homme a besoin de la gnose, soit la connaissance spirituelle ésotérique disponible à travers l'expérience directe ou la connaissance (gnose) de l'être suprême. Jésus de Nazareth est identifié par certains cultes gnostiques comme une incarnation de l'être suprême qui s'incarne pour apporter la gnose aux hommes. à leurs yeux, l'homme est prisonnier du temps, de son corps, de son âme inférieure et du monde. Les gnostiques en concluent : « Je suis au monde, mais je ne suis pas de ce monde », et de ce point de vue, le monde et l'existence dans le monde apparaîtront mauvais parce qu'ils sont mélange de deux natures et de deux modes d'êtres contraires et inconciliables. Le gnostique sera celui qui retrouvera son moi véritable et qui prendra conscience de la condition glorieuse, divine qui était la sienne dans un passé immémorial.
Les gnostiques chrétiens se référaient tant aux textes canoniques qu 'apocryphes, le plus célèbre étant l'évangile de Thomas. D'inspiration chrétienne, le gnosticisme fut qualifié d'hérésie par les Pères de ce qui allait devenir la « Grande Église » chrétienne. Irénée de Lyon, dans la deuxième moitié du i er dans sa Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur (ou Contre les hérésies) en a laissé le témoignage antique le plus important et le nom qui leur restera. Il est possible que certains de ces groupes aient revendiqué le terme. Les sectes gnostiques disparurent presque complètement à partir du iii e siècle, mais leurs doctrines influencèrent d'autres religions comme le manichéisme, le marcionisme et le catharisme.
Jusqu'au milieu du xx e siècle on ne disposait que de très peu de sources directes sur les gnostiques, celles-ci ayant été falsifiées ou détruites. Les principaux témoignages viennent de leurs détracteurs, notamment les pères de l'Église. La découverte en 1945 de la Bibliothèque de Nag Hammadi (la première traduction complète étant publiée en 1977), a permis de renouveler la recherche sur le sujet.